Le cas pratique de l'épargne-pension
Je me souviens d'un client, appelons-le Marc, qui travaillait comme ingénieur à Anvers. En 2018, Marc est venu me voir parce qu'il trouvait que sa pression fiscale était devenue insupportable après une promotion. Il ne comprenait pas pourquoi, malgré un salaire brut élevé, son net ne progressait plus. Nous avons repris sa déclaration IPP ligne par ligne. C'est là que j'ai réalisé qu'il n'utilisait aucun des leviers de l'épargne-pension, pensant que c'était un "gadget" pour les banquiers.
« — Marc, lui ai-je dit, vous laissez littéralement 300 euros sur la table chaque année sans aucune raison technique valable. » En Belgique, l'épargne-pension n'est pas qu'un placement à long terme ; c'est un outil de gestion de trésorerie immédiat. Pour l'exercice 2024, vous avez deux plafonds : 1 020 euros avec une réduction d'impôt de 30 %, ou 1 310 euros avec une réduction de 25 %. Marc a choisi la première option, et dès l'année suivante, son avertissement-extrait de rôle affichait une différence nette de 306 euros en sa faveur.
Ce n'est pas de la magie, c'est de l'arithmétique fiscale. Le système belge incite les citoyens à capitaliser pour leur propre retraite afin de soulager le premier pilier de la sécurité sociale. En tant que contribuable, ignorer ces cadres, c'est accepter de payer une "taxe sur l'inaction". Nous avons ensuite regardé ses frais professionnels réels pour compléter cette stratégie, mais le pilier de l'épargne est resté son gain le plus stable.
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